Aller au contenu
assurance-ski.be

Accident de ski : les gestes et les papiers dans l'ordre

Appelez la centrale d'alarme avant d'accepter un transport. Faites établir un constat par les pisteurs et gardez chaque facture d'origine : un appel passé au-delà de 48 heures fait doubler la franchise chez certaines mutuelles.

Ce qui suit est la chronologie. Elle se lit mieux avant de partir qu’assis dans une salle d’attente avec une cheville en vrac.

Sur la piste, dans le quart d’heure

Faites prévenir les secours, et ne cherchez pas à redescendre par vos propres moyens pour économiser une intervention. Une blessure aggravée coûte plus cher que la facture évitée.

Lire

Pendant que l’équipe travaille, il y a une chose à demander et une seule : le document d’intervention. Il date l’accident, ce qui conditionne tout le reste du dossier, et il indique la zone, qui détermine le montant facturé sur les grilles communales. Cette information-là, vous ne l’aurez plus nulle part une fois rentré.

S’il y a un tiers, notez son nom, son adresse et son numéro, et photographiez sa carte d’identité s’il l’accepte. Sans identité, il n’y a pas de recours.

Avant d’accepter un transport

C’est ici que se joue la différence entre un dossier simple et un dossier pénible.

Appelez la centrale d’alarme de votre assistance, dont le numéro figure sur votre contrat et au dos de votre carte de mutuelle. Depuis le cabinet, l’ambulance ou le parking, peu importe, mais avant qu’une décision coûteuse soit prise sans elle.

Elle fait trois choses qu’aucun appel ultérieur ne rattrape : elle choisit l’établissement, elle valide le principe d’un rapatriement, et elle prend parfois les frais en charge directement là où elle a un accord.

Le retard se paie. Une des trois mutuelles relevées applique une franchise de 275 € en cas d’hospitalisation ou de rapatriement, et la porte à 550 € si sa centrale n’a pas été contactée dans les 48 heures.

275 € de différence, pour un appel téléphonique.

À la clinique ou au cabinet

Présentez votre carte européenne. Elle ne vaut que dans le secteur public conventionné, et un cabinet privé de station n’en fait pas partie, mais essayez : si elle passe, vous n’avancez rien.

Si elle ne passe pas, vous payez. Réclamez alors une facture qui porte quatre choses :

  • le détail des actes pratiqués, pas seulement un total
  • leur date
  • leur montant, ligne par ligne
  • la mention que la somme a été acquittée, avec l’identité du praticien ou de l’établissement

Un ticket de paiement par carte bancaire ne remplace aucun des quatre. Il prouve qu’une somme est sortie de votre compte, pas à quoi elle correspondait.

Photographiez tout avant de quitter le comptoir. Les originaux se perdent, les photos non.

Si on vous parle de rapatriement

Ne l’organisez pas vous-même.

Un retour sanitaire improvisé, réservé depuis une chambre d’hôtel parce que ça paraissait urgent, est le cas type de la dépense que personne ne rembourse ensuite. L’assistance qui devait l’organiser n’a pas été mise en position de le faire, et elle le dira.

Le même raisonnement vaut pour un vol de retour modifié, un train, une location de voiture avec chauffeur. Passez par la centrale, même si elle vous répond d’organiser vous-même : dans ce cas, vous aurez son accord.

Au retour, dans l’ordre

  1. La déclaration à votre assistance, dans le délai prévu par vos conditions. Le dossier s’ouvre là.
  2. Les frais de soins à votre mutuelle, avec les factures détaillées et acquittées.
  3. Le solde à votre assurance privée, s’il en reste, une fois que les deux premiers ont statué.

L’ordre n’est pas décoratif. Chaque étage intervient sur ce que l’étage précédent n’a pas pris, donc aucun ne peut se prononcer avant celui du dessus. Un dossier incomplet au premier niveau ne retarde pas une démarche, il les retarde toutes.

Gardez une copie de tout ce que vous envoyez.

Les délais qui courent sans que personne vous prévienne

Trois horloges démarrent le jour de l’accident, et aucune ne vous envoie de rappel.

Lire

Celle des 48 heures pour joindre la centrale d’alarme, la plus courte et la plus chère à manquer. Celle de la déclaration à votre assistance, dont la durée varie d’un organisme à l’autre. Celle de la prise en charge enfin : une des trois mutuelles relevées s’arrête à trois mois à compter du premier traitement.

Lisez ces trois durées dans vos propres conditions avant de partir, pas au retour.

La facture des secours, qui arrive plus tard

Elle ne vient pas avec les autres et elle surprend souvent.

L’intervention est facturée par la commune ou par l’exploitant, séparément des soins, et peut arriver plusieurs semaines après votre retour : frais de secours sur piste. C’est là que le document d’intervention sert une seconde fois, puisqu’il indique la zone et permet de vérifier le tarif appliqué.

Ce que votre mutuelle fait de cette facture, et surtout ce qu’elle n’en fait pas, est expliqué sur la page mutuelle et accident de ski.

Les dépenses qu’on oublie de réclamer

Une fois le gros du dossier traité, il reste des postes que personne ne pense à demander.

Lire

Le forfait de remontées mécaniques non utilisé, les cours payés d’avance, la location de matériel interrompue. Ces montants se récupèrent parfois, à condition d’avoir la bonne pièce, et la bonne pièce est un certificat médical daté du jour où vous avez cessé de skier, pas du jour de votre retour. La page forfait de ski et cours non utilisés détaille ce point.

Ce qu’il faut avoir sur soi avant de partir

Quatre choses, qui tiennent dans une photo sur votre téléphone : le numéro de la centrale d’alarme, votre numéro de contrat d’assistance, votre carte européenne d’assurance maladie, et votre carte de mutuelle.

Lire

Prenez la photo maintenant. Personne n’a jamais retrouvé un numéro de police d’assurance depuis un télésiège.

Si vous voulez vérifier ce que vous avez déjà et ce qui manque, le bureau le regarde avec vous : demander un devis, ou un appel au 064 26 71 10.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si j’appelle la centrale d’alarme plus de 48 heures après

Chez une des trois mutuelles dont les conditions ont été relevées, la franchise passe de 275 à 550 € en cas d’hospitalisation ou de rapatriement. Au-delà du montant, vous perdez la prise en charge directe et l’organisation du retour.

Faut-il un constat même sans tiers

Oui. Le document d’intervention date l’accident et indique la zone où vous avez été pris en charge, deux informations que vous ne pourrez plus obtenir une fois rentré.

Puis-je me faire rembourser si j’ai perdu les factures originales

C’est plus difficile, et parfois impossible. D’où la règle de photographier chaque document avant de l’envoyer, y compris ceux qui semblent sans importance.

GuideMutuelle et skiL'INAMI écrit que la carte européenne ne peut pas être utilisée dans un hôpital privé, et qu'il faut alors avancer la facture et la présenter à sa mutualité, qui rembourse sur la base des tarifs belges. Sur un domaine skiable, la plupart des structures de soins sont privées.Lire la page →GuideFrais de secoursLes tarifs sont publics. En France, ils sont fixés par arrêté municipal : d'environ 65 à 77 € au bas des pistes, 258 à 464 € en zone de piste ordinaire, et 740 à 901 € en hors-piste. En Suisse, la Garde aérienne suisse de sauvetage chiffre une intervention en hélicoptère à environ 4 500 francs en moyenne.Lire la page →
Demande de devis

Faire le point avant de partir

Deux chemins, et c'est votre date de départ qui tranche. Rien n'est signé à cette étape, dans un cas comme dans l'autre.

Vous partez dans plus de deux semaines Le bureau compare et vous rappelle Vous recevez une proposition chiffrée, les conditions générales sous les yeux. Rien n'est signé à cette étape. Demander un devis
Vous partez dans dix jours La souscription en ligne va plus vite La simulation se fait chez le partenaire, sur son site, et elle va jusqu'à la souscription. Simuler et souscrire en ligne Vous quittez assurance-ski.be
Un devis Le barème